Voyage vers l’Ouest (5) Le Parc aux Hami Gua
Ragaillardie par la mise en bouche calme et colorée du Tombeau des Hui, je continue ma visite de Hami en mettant le cap sur le Parc aux melons de Hami, le Hami Gua Yuan 哈密瓜园.
“La route est plus longue”, m’indique mon chauffeur, mais je le sens motivé, alors nous nous mettons en route.
En effet, nous sortons de la ville. Je tente de repérer en vain la vieille ville de Hami, et commence à discuter avec le shifu pour en savoir davantage. J’apprends ainsi que, malheureusement mais sans surprise, la vieille ville a récemment été détruite.
Le long de la route au sud de Hami, les terrains vagues laissent la place à de vastes étendues de terres brunes-orangées. C’est le milieu de l’après-midi, et il fait chaud. Je ne suis pas mécontente d’avoir quelques bouteilles d’eau avec moi.
Enfin nous nous arrêtons presque au milieu de nulle part. La grande entrée du Hami Gua Yuan se dresse devant nous et autour d’elle : pas… un… chat…
Silence de mort, aucun véhicule aux abords, le site semble complètement vide et fermé.
Mais bon, on n’a pas fait 20 minutes de voiture pour rien, nous nous approchons de la guérite qui dit “货票“ pour billetterie, et y découvrons un employée mal réveillé qui peine à ouvrir sa petite fenêtre coulissante. Alors, non, le site n’est pas fermé, c’est juste qu’il n’y a pas de visiteur autre que nous. Je m’acquitte cependant de mon billeté mon chauffeur se débrouille pour garer son taxi jaune et vert et se faire accueillir à l’ombre le temps que je me balade un peu.
Comment se fait-il qu’il n’y ait personne ? Septembre est pourtant une des meilleures saisons pour visiter la région.
Je crois que j’obtiens la réponse à mon interrogation quelques centaines de mètres plus loin. Il n’y a tout simplement pas de melons !
Ou plutôt, il n’y en a plus. La récolte est passée, il ne reste plus que le champs et quelques installations bien vides. J’en suis quitte pour une balade pas très intéressante mais bien tranquille sans aucun doute, avec quelques sympathiques paysages à la clef.
De retour à l’entrée, je récupère mon chauffeur de taxi et nous nous remettons en route vers Hami. En chemin, nous croisons une marchande des fameux melons canteloup sur le bord de la route. Sans que j’ai eu à dire quoi que ce soit, voilà que mon shifu s’arrête et me fais signe de descendre avec lui. Chic ! Des Hami Gua
Nous négocions alors 1 melon. C’est un peu gros pour moi toute seule, mais venir à Hami sans manger de Hami gua serait impardonnable ! J’en profite pour faire quelques photos de la marchande dont on devine à peine le regard sous ses foulards.
Au moins, l’escapade n’aura pas été complètement vaine !
Je repars donc avec mon melon sous le bras, et surtout avec l’impression que je suis tombée sur une perle de chauffeur de taxi. L’idée germe ainsi de lui demander de me conduire le lendemain sur les prochains sites. Je lui en parle rapidement, et ça a l’air de bien le brancher. L’inconvénient c’est que je ne sais pas encore bien où aller.
Je lui demande donc son avis, et d’emblée, il me conseille de voir Moguicheng 魔鬼城 une sorte de désert fantôme et la région des montagnes Tianshan 天山 pour ces paysages magnifiques. J’avais en effet noté la présence de dunes de sables, il me confirme que c’est dans cette direction.
Nous en sommes à peu près là quand nous arrivons à mon hôtel. Le problème c’est que les 2 sites sont éloignés. Nous sortons la carte, et je comprends que les distances sont longues et diamétralement opposées…
Afficher Journey to the West, Xinjiang 2011 sur une carte plus grande
“On peut le faire en une journée”, me rassure-t-il, “mais il faut partir tôt et ne pas trop trainer”. Je négocie donc la journée à 600 Yuans : un peu cher pour moi toute seule, mais je n’ai pas vraiment le choix, et rendez-vous est pris pour 8h30 à l’hôtel le lendemain matin !
En fin de journée, j’irai faire un tour dans les rues du centre de Hami sans grand intérêt, si ce n’est une sorte de parc où les jeunes de la ville viennent faire du sport et se promener le soir. Quelques minutes de détente en somme avant de revenir à mon hôtel pour m’y délecter du jus sucré du melon acheté, revoir quelques photos prises au cours de cette longue journée, et rêver à ce qui allait m’attendre le lendemain qui promettait d’être encore plus exaltant !
Tags: Hami, paysages, Xinjiang
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30 janvier 2012 à 07:37
Bonjour Celine,
Bien ton super voyage dans le pays des Amikois (encore un peuple cousin des Irokois), et n’as tu pas vu le monde plus rondo u plus oval a force de manger ces amikois ? J’admire donc tes ecrits journalistiques et romanistiques, car tu racontes souvent les bons cotes de tes aventures lointaines (moi c’est plus le contraire). Je reve un jour de voyager en aventurier avec toi, cela doit etre instructif et passionnant. Aussi, superbes photos, moi qui suis nul en photo, je ne peux qu’etre en admiration, tu devrais faire un livre diaporama (avec commentaire), comme un album souvenir… Je serai le premier a te le demander (et a dedicacer). Bonne chance pour tes periples chinotiques, et bonne reprise du travail, Putch.